Le rhum naquit dans les Caraïbes vers 1640. La Barbade, la Jamaïque et Saint-Christophe semblent être les premières îles où l’on tire une eau-de-vie de la mélasse, résidu de la fabrication de sucre à partir de la canne à sucre. La canne en elle-même ne trouve pas son origine aux Caraïbes.

Son histoire débuterait en Nouvelle-Guinée, des centaines d’années avant notre ère. Néarque, commandant de la flotte d’Alexandre le Grand, l’évoque comme un miel de roseau, le miel étant la substance sucrante utilisée dans l’Antiquité. Cultivée en Perse, la canne à sucre remonte vers l’Europe par l’intermédiaire des Arabes à partir du VIIe siècle.

Les premières raffineries européennes ouvrent au XIIIe siècle sans grand succès car la plante appauvrit les sols. La production de sucre devient vite insuffisante.

Même si les Portugais l’importent à Madère et au Brésil, et les Espagnols aux Canaries.

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À son deuxième voyage, Christophe Colomb apporte des cannes à sucre à Haïti et Saint-Domingue. La culture sucrière débute dans les Caraïbes, dominée par l’Espagne et le Portugal, les deux puissances coloniales de l’époque. Anglais et Français colonisent des îles au milieu pour qu’on songe à se pencher sur le développement des distilleries. Il repose sur la traite des esclaves : quelque cinq cent mille Africaines et Africains (70 %) seront capturés et déportés vers les Caraïbes à cet effet..